
Encoded in this city's stones are symbols thunderous enough to rouse the sleeping gods submerged beneath the sea-bed of our dreams. For better or worse.
Alan Moore (scénario) & Eddie Campbell (dessin), From Hell.
Pour la petite histoire, il s'agit là d'un pilier du pont de la Beaujoire. La forme des deux voûtes qu'il soutient m'a furieusement rappelé une tête de bouc stylisée et par extension tout l'ésotérisme, dont l'excellent From Hell déborde. Tout particulièrement le chapitre 4, qui parle de magie et d'architecture.
Par Lewis
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Du moment que je vis le matin lumineux et fier se lever et briller au-dessus des déserts du Nouveau-Mexique, quelque chose se tut dans mon âme et se mit à l'écoute...
David Herbert Lawrence
J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...
Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince.
Je dois avouer avoir un petit faible pour cette photo... Il s'agit d'une petite église (même pas en fait, une simple chapelle !) rue de Bel Air, dont la porte m'avait interpellé au point que j'en étais resté sur le trottoir à la regarder, elle aura d'ailleurs un billet pour elle toute seule prochainement. J'étais donc parti pour prendre cette fameuse porte, et - un peu par hasard - j'ai photographié la rosace. Or l'angle de la prise de vue fait qu'on a l'impression de voir un paysage depuis le ciel, et la couleur de la façade rappelle furieusement un désert. Même le haut de la croix (en bas au milieu) rappelle un camion ou une jeep en train de rouler dans le sable et la poussière. La rosace quant à elle est devenue puits, et la rose des sables rosace. Désert et église, deux lieux propices à l'introspection, à la méditation, réunis dans cette modeste photo d'une chapelle elle aussi modeste, mais que je regarderais presque avec émotion.
Par Lewis
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La perfection, ce n'est pas de faire quelque chose de grand et de beau, mais de faire ce que l'on fait avec grandeur et beauté.
Swami Prajñanpada
Par Lewis
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Vendredi 9 septembre 2005

Si quelque chose est sacré, le corps humain est sacré.
Walt Whitman, Feuilles d'herbe.
Voilà un article probablement abscon a priori... Pour avoir le fin mot de l'histoire, un peu de lecture sera nécessaire. Commençons par cet article de K. où il explicite sa vision de la chose et en particulier de "l'aspect sacré" qu'on donne parfois au sexe et qui l'agace. Poursuivons avec la philosophie de la brouette écrit par Nina sur le blog des vingtenaires. Continuons encore (courage, c'est presque fini !) avec Sab qui elle aussi se met à parler sexe. Lisez les commentaires de ce dernier billet, et vous constaterez que mon ressenti du moment est que dépouiller complètement le sexe de tout caractère disons important, n'est pas une bonne chose (ceci n'engage bien évidemment que moi ! A chacun son opinion et sa façon d'être !).
Cette chapelle qui a déjà eu droit à un article m'avait vraiment interpellé. En passant devant je suis resté scotché sur le trottoir. Vraiment. Je me suis arrêté et je l'ai regardée, en me demandant ce qui m'interpellait tant. La porte, l'entrée, le parvis, et surtout cette croix si fascinante, incrustée presque organiquement dont je n'avais jamais vu l'équivalent. Rapidement l'évidence s'imposa : la porte de cette chapelle me rappelait un sexe féminin ! Un petit effort d'imagination et vous constaterez que tout y est ! Je ne sais pas si c'est mon esprit qui est particulièrement mal tourné, si cette association d'idées est purement fortuite, ou si cela vient de l'architecte, mais j'en suis resté sans voix. Sans mauvais jeu de mots, c'est bien la première fois qu'un bâtiment me touche autant.
Par Lewis
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Mercredi 14 septembre 2005

Il n'y a pas de hasard... il n'y a que des rendez-vous qu'on ne sait pas lire.
Jérôme Touzalin, Le Pommier.
Détail de la cathédrale Saint Pierre, aperçue alors que je ne m'y attendais pas du tout au détour d'un coin de rue. Le cadrage fait volontairement croire à un passage étroit. La photo est toute simple mais largement retravaillée : luminosité, saturation, couleurs, correction sélective, filtres... Le ciel également, qui vient d'une autre photo prise le même jour.
Par Lewis
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L'anniversaire de naissance n'est, en somme, que la commémoration de la farce sinistre que nous ont faite nos parents en nous mettant au monde.
Alexandra David-Neel
La photo de départ représente la série des arcs-boutants d'un des flancs de l'église Saint Similien (située sur la place éponyme), qui me faisait vaguement penser à une rangée de bougies. Un petit retravail sous Photoshop, et on obtient une image qui donne l'impression que cette église est soufflée par une explosion (allez, soyons généreux... nucléaire). La citation renforce le côté sombre de la chose, et finalement, même si j'apprécie modérément mes anniversaires (le dernier m'avait fichu un coup), je me dis que c'est pas si terrible que ça. :)
Allez, joyeux anniversaire à môa. ^__^
Par Lewis
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Si la base est solide, la maison est solide.
Yi-King
On ne s'appuie que sur ce qui résiste.
François Andrieux
Une colonne du théâtre Graslin situé place... Graslin. L'appareil était posée contre la pierre, l'autofocus a donc pas mal hésité en ronronnant, et il a fallu un petit moment pour le focaliser sur la texture de la pierre proche de l'objectif.
Par Lewis
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Dimanche 25 septembre 2005

During the whole of a dull, dark, and soundless day in the autumn of the year, when the clouds hung oppressively low in the heavens, I had been passing alone, on horseback, through a singularly dreary tract of country; and at length found myself, as the shades of the evening drew on, within view of the melancholy House of Usher. I know not how it was -- but, with the first glimpse of the building, a sense of insufferable gloom pervaded my spirit. I say insufferable; for the feeling was unrelieved by any of that half-pleasureable, because poetic, sentiment, with which the mind usually receives even the sternest natural images of the desolate or terrible. I looked upon the scene before me -- upon the mere house, and the simple landscape features of the domain -- upon the bleak walls -- upon the vacant eye-like windows -- upon a few rank sedges -- and upon a few white trunks of decayed trees -- with an utter depression of soul which I can compare to no earthly sensation more properly than to the after-dream of the reveller upon opium -- the bitter lapse into everyday life -- the hideous dropping off of the veil. There was an iciness, a sinking, a sickening of the heart -- an unredeemed dreariness of thought which no goading of the imagination could torture into aught of the sublime.
Edgar Allan Poe, The Fall of the House of Usher.
Photo : l'église Saint-Similien, de nuit. Je passais à côté sans vraiment la regarder, et c'est en levant la tête je ne sais pourquoi que je vis cette masse sombre et imposante, indistincte, émerger des feuillages tel un décor de film d'horreur. Elle est déjà modérément engageante de jour, mais de nuit c'est nettement pire. D'où la citation qui reprend le tout début de La chute de la maison Usher...
Par Lewis
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Ils ont dit...